L’édition critique de Mein Kampf, un succès surprise

L’édition critique de Mein Kampf a été publiée en mai dernier par les éditions Fayard. Une édition, qui malgré sa discrétion, suscite l’intérêt. Après trois mois de mise en vente, le livre montre un certain succès commercial. Pourtant, tout a été mis en place afin de l’imiter l’accès au manuscrit et d’assurer l’encadrement de sa distribution.

Une reconnaissance du travail des historiens

Sophie Hogg, directrice éditoriale de Fayard, fait part de sa satisfaction, il s’agit d’une « reconnaissance du travail des historiens, parce que les journalistes, les représentants, les libraires ont compris aussi notre démarche. »

Selon le point, le livre va franchir les 9 000 exemplaires vendus (sur 10 000 imprimés). Des ventes qui permettent de dépasser les frais liés à la création et l’édition du livre Mein Kampf. Historiciser le mal. Ce qui signifie que les droits sur les ventes peuvent à présent être reversés à La Fondation Auschwitz-Birkenau.

Critique de Mein Kampf, un succès auprès du grand public

D’après le site actualitte.com, les données Gfk de pour la semaine du 23 au 29 août indiquent 90 995 ventes, soit 897 009 € de chiffre d’affaires. Et ceux, malgré le prix de vente de 100 € (cette somme prend en compte un prix moyen de vente).

Toujours accordé à actualitte.com, les ventes seraient principalement effectuées en librairies avec 54% du circuit. 46 % du circuit sont représentés par les grandes surfaces spécialisées et 33 % par des grandes surfaces alimentaires.

Selon Le Point, afin d’éviter une publicité malencontreuse, ces grandes enseignes n’ont pas été approvisionnées. Sur les sites de vente, comme celui de la Fnac, un message d’avertissement accueille le client, pour lui fournir un premier contexte, avant de cliquer sur achat.

Seul bémol : Le peu d’engouement de la part des bibliothèques universitaires. Seul 1 000 (sur 25 000 bibliothèques françaises) ont fait la demande pour acquérir l’ouvrage.

 Une idéologie déconstruite

La P.-D.G. des éditions Fayard, Sophie de Closets, a tout mis en place pour éviter une commercialisation de masse. Elle avait adressé un courrier aux libraires et revendeurs afin de leur indiquer que la commercialisation du livre ne s’opérerait pas avec un office classique : L’ouvrage serait mis en commande.

Historiciser le mal, Mein Kampfse présente comme un manuel d’histoire, disposant d’une analyse critique autour de l’ouvrage d’origine publiée en 1934 par Adolf Hitler. Traduit par olivier Mannoni, en collaboration avec une équipe d’historien spécialiste du nazisme, le manuel propose une mise en contexte, une déconstruction de Mein Kampf afin de comprendre l’histoire de XXe siècle.

Historiciser le mal, écrit pas Florent Bayard et Andreas Wirsching, éditions Fayard, 100

Crédit photo : L’est républicain

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